Récit de course du Var Verdon Canyon Challenge : le trail du plus grand Canyon d'Europe.

Engagé sur le Petit Trail du Grand Margès, le traileur amateur Jacques Didry, qui a parcouru toutes les montagnes françaises, nous raconte sa course du 26 juin 2022. Au menu : 21 km et 1 350m D+. Récit d'une belle aventure au plus près des fabuleuses gorges du Verdon.

"Un petit trail par la distance, mais cependant aussi difficile techniquement que le 30 km dont il emprunte 50% du tracé. Le début d'une journée “marathon” pour moi sur le Var Verdon Canyon Challenge. Départ 6h du matin pour 2h de route jusqu’à Aiguines et arriver à temps pour récupérer le dossard. Dix-huit degrés à l’arrivée, ça présage d’une température idéale pour la course. Peu de monde au retrait des dossards, les concurrents du 60 km sont partis à 4h du matin et ceux du 30 km à 6h, ça me laisse le temps de me préparer tranquillement.

Le départ est donné à 9h exactement. On commence par 2,5 km en descente avec très peu de route au départ. On continue ensuite sur un chemin assez large. Parti comme à mon habitude dans le dernier quart du peloton, je me fais la remarque que les concurrents ont bien conscience de la difficulté de ce qui va suivre car l’allure générale n’est pas très rapide. 

On rejoint ensuite le tracé du 30 km que l’on va emprunter jusqu’à l’arrivée. Un premier tronçon de 2,5 km sur monotrace, pentu mais pas très technique. C'est en grande partie en sous-bois et cela nous amène en douceur jusqu’au premier ravitaillement. Un petit détour pour traverser la route et on s’offre une vue magnifique sur le canyon du Verdon en contrebas. 

Le tronçon de 5 km qui mène au deuxième ravitaillement est plus technique et nécessite beaucoup de relances. Quelques passages à flanc des gorges, sécurisés par des cordes, ménagent des vues plongeantes sur les gorges du Verdon. Mais il faut rester concentré pour éviter la chute !

Dernier ravitaillement au 11ème km, c’est maintenant que les difficultés commencent. Une montée bien raide, à savoir le mur du Margès, heureusement en sous-bois et peu technique, puis on arrive sur le plateau du Grand Margès. Il reste alors 350 mD+ jusqu’au sommet sur un terrain très escarpé, parsemé de gros blocs rocheux. Malheureusement, l’incendie qui s’est propagé depuis le camp militaire de Canjuers, il y a un mois, a détruit une bonne partie de la végétation.

C’est enfin l’arrivée au sommet qui offre une vue à 360° des Alpes à la Méditerranée. Il reste alors 5 km en descente jusqu’à l’arrivée, on se dit que le plus dur est fait ! Erreur : le terrain est tellement rocailleux et technique qu’à moins d’être un professionnel du trail, la vitesse en descente est à peine supérieure à celle de la montée. Et heureusement que, comme à mon habitude, j’avais pris les bâtons.

Puis enfin, c’est la délivrance avec les 500 derniers mètres sur la route avant l’arrivée. Le ravitaillement est bien fourni mais pas de repas.

Attention le titre est trompeur, car au final, c’est un trail qui pourrait s’appeler “le petit mais costaud Trail du Grand Margès”. D’ailleurs, il y a eu 13 abandons sur 180 coureurs au départ, contre 3 seulement sur le 30 km."

Récit de Jacques Didry.

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