Le Lima 42K, officiellement Marathon de Lima, câest un peu le boss final des marathons pĂ©ruviens đŠ. Pas juste Ă Lima, non : dans tout le pays. Et dans un coin du monde oĂč lâoutdoor est dĂ©jĂ bien fourni (coucou Machu Picchu, lâAmazonie et les Andes), ça pose le dĂ©cor. Chaque annĂ©e en mai, Lima appuie sur pause et laisse filer plus de 20 000 coureurs Ă travers ses quartiers les plus stylĂ©s đșïž.
Tout commence en 2009, au fameux Pentagonito đïž. Oui, le QG de lâarmĂ©e pĂ©ruvienne, version pentagone local. MĂȘme concept que le Pentagone amĂ©ricain, mais avec nettement plus de ceviche dans le coin. Cette premiĂšre Ă©dition a accueilli pas moins de 7 000 coureurs. Franchement solide pour un lancement đ. Aux commandes, l'association PerĂș Runners, qui va faire grandir lâĂ©vĂ©nement pendant plus de quinze ans. En 2013, changement dâambiance : direction San Isidro, le quartier chic et diplomatique đïž, mais depuis quelques annĂ©es, les organisateurs ont voulu modifier le tracĂ© pour offrir Ă leurs coureurs d'autres atouts đ. Le point de dĂ©part se fait aujourdâhui du cĂŽtĂ© de Miraflores đ€©, et honnĂȘtement, difficile de faire plus agrĂ©able comme dĂ©cor. Câest un quartier qui surplombe lâocĂ©an Pacifique, avec des falaises, des parcs bien entretenus et cette sensation dâavoir toujours un peu dâair qui circule đš. Le genre dâendroit oĂč mĂȘme sans courir, tu aurais envie de te balader đ¶. LĂ , tu cours dedans, donc forcĂ©ment ça aide đ .
TrĂšs vite, le parcours tâembarque sur des axes larges comme lâAvenida Arequipa. Câest droit, câest long, ça dĂ©roule bien đïž. Tu passes par Lince, un coin plus rĂ©sidentiel, un peu moins carte postale, mais qui fait partie du dĂ©cor rĂ©el de la ville đ. Et puis progressivement, tu reviens vers ce qui fait un peu le moment signature : le MalecĂłn de Miraflores đ. LĂ , on ne va pas faire semblant : câest quand mĂȘme assez stylĂ©. Tu cours au-dessus de lâocĂ©an, avec une vue dĂ©gagĂ©e, des falaises sous tes pieds et le Pacifique qui sâĂ©tend devant toi. Ce nâest pas le genre de passage oĂč tu regardes uniquement ta montre âïž. Tu lĂšves un peu les yeux, et ça fait du bien đ. Le marathon se fait en deux boucles de 21 km đ, ce qui permet de repĂ©rer les endroits, dâanticiper, et parfois de se dire âok, ça je lâai dĂ©jĂ fait, ça passeâ. Le profil est globalement roulant đč. Rien de trĂšs technique, pas de grosse montĂ©e surprise. Juste quelques petites variations pour Ă©viter lâeffet tapis roulant. Câest le genre de parcours oĂč tu peux te concentrer sur ta course sans te battre contre le terrain toutes les cinq minutes. Et ça, sur un marathon, ce nâest pas un dĂ©tail đ€Ș.
Autre chose qui joue clairement en sa faveur : la mĂ©tĂ©o đ«ïž. Lima a ce climat un peu particulier, entre dĂ©sert et ocĂ©an đïž. En mai, tu te retrouves souvent avec ce fameux brouillard cĂŽtier, la garĂșa, qui donne un ciel gris assez uniforme. Dit comme ça, ça ne vend pas du rĂȘve, mais en rĂ©alitĂ©, câest plutĂŽt une bĂ©nĂ©diction đ€Č. TempĂ©ratures autour de 18-20°C, pas de soleil qui tape, pas de chaleur Ă©crasante qui te ferait fondre comme glace au soleil đŠ. Juste une lumiĂšre douce et des conditions stables. Pour courir longtemps, câest franchement confortable âïž. Ce qui est intĂ©ressant aussi, câest lâambiance gĂ©nĂ©rale de la course. Il y a un cĂŽtĂ© sĂ©rieux, bien organisĂ©, avec un chronomĂ©trage assurĂ© par ChronoTrack (les mĂȘmes que sur le Marathon de New York), donc tout est carrĂ© đ€. Mais Ă cĂŽtĂ© de ça, tu sens quâil y a une vraie attention portĂ©e Ă qui participe. Depuis quelques annĂ©es, lâĂ©vĂ©nement a intĂ©grĂ© davantage de catĂ©gories pour les athlĂštes en situation de handicap, avec une approche assez naturelle, pas mise en avant de maniĂšre forcĂ©e, mais bien prĂ©sente đ. Sur la ligne de dĂ©part, tu retrouves un mĂ©lange saisissant : des coureurs locaux, Ă©videmment, pas mal dâinternationaux aussi, et diffĂ©rents niveaux qui cohabitent sans problĂšme đ. Certains viennent pour performer, dâautres pour vivre lâexpĂ©rience. Et ça se voit aussi dans les rĂ©sultats. Par exemple, en 2025, le KĂ©nyan Dominic Letting sâimpose chez les hommes đ, tandis que lâĂthiopienne Aberash Demisse remporte la course fĂ©minine. Et au milieu de tout ça, des coureurs locaux comme Walter Nina qui tiennent la cadence sur leurs terres đ”đȘ. Ăa donne un Ă©quilibre intĂ©ressant entre niveau international et ancrage local đ.
CĂŽtĂ© formats, rien de compliquĂ© : 42 km, 21 km ou 10 km đ. Chacun trouve sa distance. Les parcours sont validĂ©s par World Athletics et AIMS, donc pas de doute sur les mesures. Si tu viens chercher un chrono, le cadre est lĂ . Si tu viens juste courir dans un endroit sympa, ça marche aussi. Et puis il y a Lima autour de tout ça đïž. Une ville immense, mais avec beaucoup de caractĂšre. Tu passes assez vite du moderne au plus ancien, du calme au trĂšs vivant đ. Le centre historique, autour de la Plaza Mayor de Lima, a ce cĂŽtĂ© colonial avec ses balcons en bois et ses grandes places. Et Ă quelques kilomĂštres, tu changes complĂštement dâambiance : du cĂŽtĂ© de Barranco, par exemple, on y trouve quelque chose de plus dĂ©tendu, plus artistique (des bars, des galeries, de la musique), une atmosphĂšre qui invite Ă traĂźner un peu plus longtemps que prĂ©vu đ¶. Câest souvent lĂ que les jambes rĂ©cupĂšrent pendant que la tĂȘte continue de profiter đ. Et forcĂ©ment, il y a la nourriture đœïž. Impossible de passer Ă cĂŽtĂ© du ceviche đ. Ce nâest pas juste un plat typique, câest presque une institution. AprĂšs un effort comme ça, ça fait partie du dĂ©cor autant que le reste đșïž.
Au final, le Lima 42K propose un parcours agrĂ©able, une ambiance Ă©quilibrĂ©e, une mĂ©tĂ©o plutĂŽt clĂ©mente et une ville qui mĂ©rite quâon sây attarde un peu. Et câest peut-ĂȘtre ça qui le rend vraiment sympa : tu peux le prendre au sĂ©rieux sans te prendre trop au sĂ©rieux đ.
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